Données ouvertes

D’année en année, de plus en plus de territoires dans le monde se joignent au mouvement des données ouvertes, une initiative qui s’appuie essentiellement sur le concept selon lequel certains types de renseignements détenus par le gouvernement qui ne sont pas des renseignements personnels devraient être mis à la disposition de quiconque souhaite les utiliser et les republier. La nature tentaculaire du Web et des technologies connexes a fait croître considérablement la demande de renseignements détenus par le gouvernement au sein du public, donnant une nouvelle dimension à la participation civique et redéfinissant l’importance des lois sur l’accès à l’information.

Il existe tellement de données sous des formes si variées que les particuliers, groupes communautaires et chercheurs peuvent désormais utiliser des renseignements publics à une variété de fins; par exemple, relever des cas d’inefficacité dans les services gouvernementaux, et formuler des recommandations directement aux bureaux responsables de ces services. C’est avantageux sur le plan économique car les entreprises ont accès à une foule de renseignements sur lesquels se fonder pour améliorer leurs produits et services ou créer de tout nouveaux.

En 2011, le gouvernement du Canada s’est joint à plusieurs autres pays en lançant un site Web sur son Projet pilote sur les données ouvertes dans le cadre de son engagement d’assurer un gouvernement ouvert. Ce site donne accès à de vastes ensembles de données sur des sujets tels que l’immigration, la foresterie et le transport.

Plusieurs municipalités de l’Ontario disposent également de portails de données ouvertes. À ce titre, la ville de Toronto donne l’exemple avec un site Web de calibre mondial, DataTO.org un site simple et efficace où l’on peut trouver et télécharger des ensembles de données contenant une quantité incroyable de renseignements sur presque tous les sujets qui intéressent la ville.

À l’échelon provincial, la Colombie-Britannique a lancé le premier site de données ouvertes de palier provincial au Canada, DataBC. Ce portail de données propose non seulement un grand nombre d’ensembles de données, mais aussi des applications informatiques et d’autres programmes contenant des renseignements tels que des données environnementales, des renseignements sur les services judiciaires et des données démographiques.

L’Ontario reste sans portail de données centralisé, mais on a beaucoup parlé de la possibilité d’en créer un au cours de la dernière année. Je crois que l’Ontario doit établir son propre portail de données ouvertes afin de montrer qu’il demeure un chef de file mondial de l’accès à l’information.

Le gouvernement 2.0 est axé en bonne partie sur la participation des citoyens. Il est donc temps que l’Ontario entame le XXIe siècle en fournissant des données ouvertes et en conférant à tous ses citoyens le droit à un gouvernement ouvert. Je crois que le gouvernement de l’Ontario pourrait mettre en ligne un site centralisé de données ouvertes d’ici la fin de 2012, et je l’encourage vivement à le faire. L’usage d’outils tels que des wikis, des blogues, des sites de cartographie en ligne et d’autres applications pousse les gouvernements à fournir des données à leurs citoyens de manière efficace et utile. Je crois que cela est tout à fait possible. Nous pouvons commencer par les données qui sont facilement accessibles, et y greffer progressivement de plus en plus d’ensembles de données, afin de créer un site de données ouvertes qui fasse l’envie du monde.